La solitude...

Publié le par Robyne

guitare.jpg


Ploc...
...
...
Ploc...
...
...

La solitude, ce sont des lumières éteintes.

C'est un noir épais, qui pénètre les chairs et le coeur. Des ténèbres sans aucun ressenti, sinon celui de paraître insurmontables. C'est l'écarquillement des pupilles, en quête de lueurs, qui finit par me crever les yeux.

La solitude, c'est mon nom gueulé par un écho.

Quand plus personne n'est capable de le faire, quand plus personne n'est là pour me répondre. Mes mots sont vides, ma voix blanche et ma gorge enrouée.

La solitude, c'est ma peau glacée et mes doigts qui tremblent.

Vent froid qui m'enveloppe et qui siffle à mes oreilles comme un ricanement sinistre. Quand aucune main ne vient prendre la mienne pour me guider, quand aucun souffle n'effleure mon cou d'un murmure caressant.

La solitude, c'est un micro cassé.

Des notes qui ne chantent plus qu'un silence brisé, des cordes qui ont cédé, des larmes qui cognent les caisses. Une scène vide où trainent des partitions piétinées et un piano désaccordé. C'est le vide du premier rang et le son perdu des vibrations d'un public.

La solitude, ce sont des draps froissés.

Au réveil des cauchemars sans aucun sens, ou caché. C'est le froid de ces mêmes draps où ne pèse que l'abscence d'une autre odeur que la mienne. L'abscence de corps à corps et de souffles rauques.

La solitude, ce sont des chaussons usés.

Satin rose, bleu, noir, fatigué, blanchi par des histoires essouflées, sous les masques et le fond de teint. Maquillage coulé, rêves et paillettes envolés. Quand le corps de ballet perd la mesure et que l'étoile se casse la gueule.

La solitude, c'est le liquide ambré au fond d'un verre.

Et la fumée d'une cigarette crâmée devant un feu qui ne dégage rien de plus que le suave brûlé des souvenirs de contes de fée. De soirées passées, allongée devant, à tracer des mots. Sans fin.

La solitude est le kidnapping des sentiments. Un à un, sans demande de rançon.

La solitude est un poison, qui tue à petit feu.


Ma solitude se raconte par le claquement des gouttes de sang sur mon carrelage.
Publicité

Publié dans Textes libres...

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
C
dis moi Rob', t'as dernière phrase, n'a-t-elle aucun sens ou est-elle prémonitoire ? pck si c'est le cas, jpeux pas l'accepter...
Répondre
H
J'te soutiendrai autant que je peux, quitte à y laisser ma peau, t'façon elle me sert plus à rien. Accroche-toi, j'te lâcherai pas. <br /> Mais remonte, ma Rob', j't'en supplie...Même si j'ai bien envie d'me laisser couler aussi ce soir.<br /> Je t'aime tout fort.
Répondre
M
J'ai le souffle qui s'la joue pogo avec mon coeur qui lui, dance du rock accrobatique sur la mélodie de tes mots...<br /> Que veux-tu que je dise sur ça? un royale silence, ma reine des étoiles, un royale silence et juste une citique: tu n'es jamais seule ma chanteuse, j'suis toujours là, fidelle au poste, toujours présente en cas de besoin, moi et d'autre d'ailleur, alors ce claquement je ne veux jamais l'entendre... <br /> J'ai fait une promesse ma jum' , et moi je tiens toujours mes promesses...
Répondre
C
oh ma robyne, il génial ce texte la !!
Répondre
P
je ne sais pas si la solitude est si profonde mais je pense à toi souvent<br /> <br /> j'espere que ça change quelque chose ^^<br /> un peu présomptueux ...<br /> <br /> tu sais comment je pense en ce moment moi sur se plan la je n'ai plus rien en tout cas par rapport à avant je ne vie que le weekend alors profite de tes amis dont je sais qu'un grad nombre n'attende que ça et de te prendre dans leur bras <br /> <br /> même moi même si je nele peu pas ...
Répondre