Quand la Démone brûle ses ailes...
Alors voilà, ça recommence.
Ca s'en va et ça revient. C'est fait de tellement de pitoyables sentiments. Infériorité, médiocrité, peur, refus de moi-même... La liste est trop longue. Et trop fatiguante.
Et au lieu de gueuler ce qui n'va pas, je me confie vainement à un ordi (qui a un écran qui bouzille les yeux en plus).
Pourquoi le blues du soir, quand on a ri comme une tarée toute la journée ?
Pourquoi des remarques blessantes qui ne le sont pas, mais qui touchent quand même ?
Pourquoi du noir dans le coeur des personnes que j'aime ?
J'en ai marre.
Ras le bol de la vie qui revient.
Et ras le bol du monde entier.
Je pourrais envoyer chier n'importe qui, pour peu qu'il ne me fasse pas rire. Rire à m'en étouffer pour pouvoir respirer.
J'lance des phrases à qui mieux-mieux , je fais la fière, la tête haute. Vous y croyez toujours aux apparences ?
Manque d'amour, je prends où je peux. J'ai un fils formidable pour ça.
Je déteste les habitudes des autres et je me déteste encore plus. Egoïste, possessive et colérique.
J'ai envie d'un tas de choses. Inaccessibles, c'est dommage.
Chanter quand on a pas de voix devant un public inexistant.
Allez, ça repart...
Fallait pas m'quitter, tu vois. Il est beau le résultat. Je fais rien que des bêtises. Des bétises quand t'es pas là.
Parce qu'une chanson nous poursuit toujours.
Alors je prends mon briquet. Pas pour allumer la BlackStone de mes rêves (encore un désir non assumé), mais pour cramer les ailes que je n'ai pas.
Plus blessée encore, je resselle ma monture et je repars à l'aventure.
Oui, je m'en vais.
Mais bordel...
Qu'est-ce que j'me fais... ?